Exposition Actuelle

LILLY BORRAZ KORNGOLD

Du 8 novembre au 4 décembre

Lilly Borraz Korngold est née en 2000 à Paris où elle débute sa vie d’artiste après une formation à l’Ecole Estienne en Arts Appliqués.

Sa peinture présentée pour la première fois au public aborde la place de l’instinct et du sauvage, « de ce qui se fane » et «s‘édulcore » en résonance avec « ce qui se tient » et demeure – écho d’une réflexion souterraine sur la féminité, le cosmos, la mystique et la transmission. Hilma af Klint, Kiki Smith ou encore Louise Bourgeois fournissent à la jeune artiste des inspirations dans le développement de sa sensibilité picturale.

Aussi le choix récent de la peinture à l’huile accompagne son cheminement. Les odeurs terreuses de la térébenthine participent à son choix pour la technique ou le rendu se décharge de ses contours, devenant plus doux que les tracés à l’encre.

Le choix de faux aplats de couleurs va de pair avec l’attrait pour des couleurs « sales » revendiquées ou les bruns s’étirent et les verts confinent à la songerie. Ici encore l’évanescent et l’onirique se matérialisent dans la palette chromatique diluée et désaturée.

AYAKO TAKAÏSHI

Du 4 octobre au 7 novembre 2022

Le tirage par excellence

Les photographies d’Ayako Takaïshi procurent un double plaisir, celui du sujet et celui de sa représentation. Pour les apprécier pleinement, il faut voir ses tirages. Ayako Takaïshi fait partie de ces photographes dont on ne peut se contenter de faire défiler une série d’images sur un écran d’ordinateur. La véritable révélation nait en présence de ses œuvres aux nuances subtiles et délicates que la photographe élabore patiemment dans la lumière rouge d’un laboratoire argentique. Le travail d’Ayako Takaïshi est indissociable de l’enregistrement de son regard sur du film, qui lui est devenu une seconde nature, puis de sa transposition sur la surface photosensible du papier photographique. En fonction des thèmes, elle choisit la surface et la tonalité des papiers qui seront les plus évocateurs. Chaque tirage est unique, fruit d’une alchimie particulière où se mêlent la lumière, le temps et la matière.

Philippe Bachelier

FREDERIC CARRAYOL

LOST IMAGES FROM THE SINK

Du 30 août au 27 septembre 2022

Frédéric Carrayol évolue dans un monde analogique depuis plus de 20 ans. Tout aussi passionné par ses magnétos à bande et ses micros à rubans que par son Leica, sa chambre 4X5 ou son agrandisseur et ses stocks de vieux papier baryté, cet artisan, comme il aime à se définir, photographe et tireur, fige une nature libre et sauvage au grès de ses déambulations à travers les continents, puis il la restitue sur papier à coup de toning au café, d’émulsions complexes et de traitements rares. C’est son amour du geste précis et son ressenti analogue qui guide son travail dans son labo. Il façonne le noir et blanc à partir de tout type de film (24×36, 6×6, 6×7, 6×9 jusqu’au 4×5) du petit format papier, jusqu’aux grandes feuilles 50×60.

MIZUHO TANAKA

Du 7 juin au 25 juillet 2022

Originaire de Yokohama au Japon, Mizuho Tanaka a fait ses études universi- taires à Tokyo avec une spécialité en histoire de l’art. Sa passion pour le des- sin et la peinture, qu’elle pratique elle-même dès l’université, l’amène à tra- vailler dans le domaine artistique événementiel à Tokyo.

Elle quitte le Japon pour vivre à Paris en 1994.

Dans un premier temps, elle y poursuit sa passion aux cours de peinture de la Mairie de Paris. Dupuis plusieurs années, elle tire son inspiration de mo- dèles vivants, à l’atelier de l’académie de la Grande Chaumière où elle a réa- lisé une partie des oeuvres de ses premières expositions personnelles « Re- gard de femme » (2018), « Couleur de femme »(2019).

Depuis, elle oriente son travail vers l’abstraction qu’elle présente en 2019 à l’exposition des artistes japonais(NAC) à la Maison de la culture du Japon à Paris. Ce travail s’illustre dans son exposition « Un air de nature » à la galerie Thy Than (2020), dans les oeuvres qu’elle présente à Paris en 2021 et jan- vier 2022 au Salon des artistes japonais et dans son exposition personnelle (novembre 2021) chez Sentô.

Mizuho Tanaka capte son inspiration dans les éléments qui constituent la na- ture, le ciel, la mer, la terre, le feuillage des arbres, les animaux, les hommes, mais aussi les objets qui nous entourent. Elle les fixe dans sa peinture au fil du développement du tableau.

Mariant techniques occidentale et japonaise, elle exprime l’esprit de son pays d’origine où chaque pièce de nature possède une âme qui l’inscrit en harmo- nie dans l’univers.

Le tableau est vivant, il a son idée propre qu’il développe à son gré. Avec in- tuition, Mizuho accompagne l’œuvre dans son parcours sans en connaître la destination finale.

La forme change, les couleurs se transforment avec une grande liberté jus- qu’à ce que l’harmonie de la nature se mette progressivement en place dans le tableau

MOTOKO SAIGO CERAMIST

In search of simplicity and lightness …

In his small workshop under the roofs of Paris, the Motoko Saigo pottery is handmade.

The enamels, made to measure are constantly renewed and with the contribution of chance and a high temperature cooking, each piece is different.

Both decorative and useful to enjoy the aesthetic pleasure in everyday life.

FREEDA MIRANDA

Née en Inde en 1980, Freeda étudie l’archéologie à l’université St. Xavier’s à Mumbai.

Installée à Paris depuis 2008, elle y découvre la céramique et l’étudie notamment au sein de l’atelier Mire, auprès de Kayoko Hayasaki et Anne-Claire Martin.

Résidente à la galerie Cavin-Morris (New York), elle s’attache à explorer différentes techniques de modelage, de tournage et de cuisson pour retranscrire au mieux les matières résultant du passage du temps.

Sa technique s’inspire de l’oxydation des métaux antiques et de l’érosion des structures minérales.

Instagram
@freeda_miranda_ceramics

MAMI KANNO

Née à Tokyo et diplômée de l’Université des Arts plastiques de Tokyo, Mami Kanno expose à Paris, Tokyo et en Suisse depuis 2003. Ses œuvres en grès, porcelaine et en Raku sont d’une magnifique simplicité. Elles revisitent les racines de la culture japonaise en intégrant une vision contemporaine. Au Japon, on nomme la face d’un bol ou d’une assiette le « paysage ». Il est en harmonie avec le climat, la saison et l’esprit du moment présent. Le travail de Mami est aujourd’hui soutenu par beaucoup des journalistes, chefs de restaurant étoilé ainsi que des spécialistes de la cérémonie du thé traditionnelle.

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